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L’EASA demande l’inspection des longerons des ailes de 16 Airbus A380

Quinze des 16 A380 à inspecter sont dans la flotte d'Emirates. 5 nécessitent une inspection immédiate. © Emirates

L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) a demandé l’inspection de 16 Airbus A380. 15 d’entre eux sont en liste de flotte chez Emirates. 5 doivent être inspectés immédiatement. Les longerons d’ailes du super jumbo pourraient présenter des criques nécessitant des réparations.

Dans une Directive urgente de navigabilité entrant en vigueur le 24 juin 2026, l’EASA demande une inspection minutieuse des longerons d’ailes de 16 A380. La partie centrale du longeron doit être particulièrement scrutée.

Les A380 portant les numéros de série (MSN) 30, 42, 55, 56, 105, 142, 184, 187, 190, 202, 203, 208, 209, 227, 228 et 234 sont concernés. 15 d’entre eux appartiennent à la compagnie Emirates. Qantas exploite l’un de ces A380. L’EASA précise encore que « les fissures constatées sur certains avions pourraient compromettre l’intégrité structurelle de l’aile. »

5 d’entre eux nécessitent une inspection avant le prochain vol. L’inspection des 11 autres, moins urgente, pourra avoir lieu au maximum 25 cycles de vol après la publication de la directive de l’EASA.

En 2019 déjà, l’EASA avait demandé une inspection de 25 A380 après la découverte de criques sur les longerons. En 2025, l’EASA a demandé une nouvelle inspection qui a révélé des fissures sur la partie centrale des longerons d’ailes. C’est cette découverte qui a lancé l’inspection des 16 super jumbo.

Pour lire la directive de l’EASA.

Fabrice Morlon

Pilote professionnel, Fabrice Morlon a rejoint la rédaction d’Aerobuzz, début 2013. Passionné d'aviation sous toutes ses formes, il a collaboré à plusieurs médias aéronautiques et publié une dizaine d'ouvrages, notamment sur l'aviation militaire.

3 commentaires

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  • Sait-on ce qui a déclenché cette procédure de maintenance, et sait-on comment les numéros de série des avions concernés sont connus et pourquoi ils ne se suivent pas ?

    DC

    Répondre
    • @ddechamp71
      Ce problème est connu d’Airbus, qui le suit de près en collaboration avec l’EASA. Un alliage spécifique d’aluminium utilisé sur certains appareils, s’avère présenter de la corrosion avec le temps, indépendamment des sollicitations physiques qu’il a subi.

      Les directives de l’EASA ne désignent jamais les appareils concernés, par un groupe ayant subi une procédure ou un historique commun, mais énumère chaque appareil un à un, et emploie pour cela le Manufacturer Serial Number.

      Un procédé de fabrication peut être introduit sur la chaine de montage progressivement et ne se retrouvera donc pas sur une suite continue de MSN.
      Et si ce procédé ne donne pas satisfaction, il ne sera plus employé et ne se retrouvera plus sur les MSN suivants.
      Ou encore, si un lot de pièces est affecté au stock de maintenance, celles-ci peuvent se retrouver sur des numéros d’appareils disparats.

      Répondre

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