Le Boeing 777-200ER N577NA dans sa nouvelle livrée NASA. Successeur du DC-8, ce véritable laboratoire volant pourra embarquer jusqu’à 100 scientifiques pour des missions allant de l’étude de l’atmosphère à l’étalonnage des capteurs satellitaires. © NASA
Le Boeing 777-200ER N577NA de la NASA achève sa transformation en laboratoire volant à Langley. Successeur de l’emblématique Douglas DC-8 retiré en 2024, il pourra embarquer jusqu’à 100 scientifiques et 34 tonnes d’équipements pendant 18 heures de vol. Sa première campagne scientifique est programmée en janvier 2027.
Acheté en 2022 après une carrière chez Japan Airlines, ce 777-200ER construit en 2003 doit devenir le plus grand laboratoire volant de la NASA. Après d’importantes modifications chez L3Harris à Waco, l’appareil a rejoint Langley en avril pour achever son aménagement avant ses premières missions.

Depuis, outre une superbe peinture fraîche, la cabine a reçu des postes pour 50 à 100 scientifiques et opérateurs, tandis que plusieurs hublots ont été modifiés et agrandis pour accueillir des capteurs. Six ouvertures aménagées sous le fuselage permettront également l’installation d’instruments de télédétection, notamment des lidars et spectromètres. Le 777 pourra emporter jusqu’à 34 tonnes d’équipements, voler 18 heures, atteindre 43.000 ft et couvrir jusqu’à 9.000 NM.
Développement et étalonnage de capteurs, validation des observations satellitaires ou étude du système Terre : le nouveau laboratoire reprend les missions assurées pendant près de 40 ans par le DC-8, avec des capacités accrues.

Sa première campagne, NURTURE (North american Upstream feature-Resolving and Tropopause Uncertainty Reconnaissance Experiment), déjà entamée en 2026 avec un Gulfstream III de la NASA, l’emmènera dès janvier 2027 étudier les mécanismes à l’origine des phénomènes météorologiques hivernaux extrêmes entre Amérique du Nord, Europe, Groenland, Arctique et Atlantique Nord.
Un baptême particulièrement musclé pour le nouveau poids lourd scientifique de la NASA…