Accueil » L’Île-de-France prend le taxi volant au vol

Lancement d’un appel à manifestation d'intérêt dans le but de structurer une filière Mobilité Aérienne Urbaine en région Île-de-France. L'aérodrome de Pontoise est désigné comme zone de test avec Volocopter, comme précurseur.

2.10.2020

Catherine Guillouard, présidente de la RATP et Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, "briefées" par Florian Reuter, PDG de Volocopter. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

C’était la foule des grands jours, mercredi 30 septembre 2020, sur l’aérodrome de Pontoise - Cormeilles-en-Vexin. Beaucoup de caméras et de micros. A défaut de voir voler l’eVTOL Volocity de Volocopter, les invités auront pu le photographier. Ils auront dû aussi se contenter de discours et de promesses. La promesse entre autres de voir des taxis volants électriques sillonner le ciel de Paris pendant les Jeux Olympiques de 2024. Les JO ne sont pas une finalité, mais à coup sûr une...

Ce contenu est réservé aux abonnés prémium

Retrouvez nous en podcast et vidéo

A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

18 commentaires

  • PlasticPlane

    Bonjour,
    A la lumière, notamment, d’un article paru dans la presse économique ce week-end, curieux de voir quel concepteur, industriel, ou prestataire, acceptera d’être responsable de ces appareils gérés par de l’IA et des automatismes (cf la responsabilité constructeur qui plombe les avionneurs de tous poils), et à quels prix et conditions les assureurs accepteront de suivre… Quand on voit la difficulté du sujet déjà dans le domaine automobile, et les contraintes spécifiques aux choses de l’air existantes alors même qu’in fine le pilote est (presque) toujours LE responsable d’un pépin, ça promet d’être rock’n roll quand il n’y aura plus de pilote dans ces petits ces potentiels-cercueils volants…

  • Athos7

    « Valérie Pécresse », ça me dit quelque chose…
    Est-ce que je confonds ou est-ce la même qui, sous la pression d’un quarteron de riverains aigris, voulait purement et simplement fermer Toussus ?

    • Fbs

      C’est bien elle. C’est pas qu’elle en a particulièrement contre l’aviation mais juste qu’elle serait prête à vendre sa mère pour être élue. Alors vendre un terrain d’aviation aux promoteurs immobiliers….

  • BonVol87

    Bref, tant qu’aucun ne se sera « empalé » sur l’obélisque de la Concorde…

  • philippe boutry

    Des milliers de taxis volants sont disponibles dans le monde. Bell Airbus Leonardo les fabriquent sous le nom d’hélicoptères. Leur usage en centre ville est des plus rare et ne concerne que quelques mégapoles. Je veux bien croire que l’électrification du rotor va tout changer mais le développement de nombreuses infrastructures en ville me paraît encore plus difficile que la résolution des problèmes techniques liés à la fourniture instantannée de fortes puissances venant des batteries.

  • Joel

    Je ne vois pas ce qui justifierait que les eVTOL aient moins de contraintes réglementaires de trajectoires et de survol de Paris que les hélicoptères. Si oui, ceux-ci seraient à même de gueuler à juste titre.

    • 2B2

      L’EASA a travaillé sur une nouvelle réglementation pour ces nouveaux types d’appareils. Cette réglementation sera beaucoup plus contraignante que celle applicable aux architectures d’hélicoptères conventionnelles.
      https://www.easa.europa.eu/document-library/product-certification-consultations/special-condition-vtol

      Les architectures des eVTOL permettent de diminuer drastiquement le nombre de pièces ditent critiques, qui en cas de rupture peuvent engendrent un événement catastrophique (en gros un crash). Dans le cas d’un eVTOL il est par exemple envisageable de faire un sorte que la perte d’une pâle rotor ne soit pas catastrophique. Ce n’est pas le cas d’un hélicoptère conventionnel.

  • stanloc

    Je suis atterré d’assister à un tel étalage de solutions utopiques et farfelues et de voir des personnalités qui ne redoutent pas l’effet boomerang lorsque dans quelques années on va les montrer du doigt car elles se seront affichées dans un tel délire.
    Juste une chose : prenez conscience de l’encombrement en VOLUME de cet engin volant aux 18 rotors !!!!!! et imaginez une dizaine côte à côte.
    Bon ils en sont à la quatrième version. Attendons les suivantes.

  • Fbs

    Gueux, veuillez remiser votre automobile et circuler à vélo, vous faites du CO2 !
    Pendant ce temps là jet set politique dépense votre argent pour ses joujoux électriques qui vont leur permettre de jouir de vous regarder de plus haut, peu importe le bilan carbone que ce moyen de transport soi disant propre produira étant donné la débauche d’énergie nécessaire à faire voler un tel engin.
    Je ne peux qu’espérer qu’ils tombent ailleurs que sur les toits parisiens quand leurs batteries prendront feu. Avec un peu de chance, hidalgo sera à bord…

  • Pierre

    Il faut faire semblant d’y croire, ou on peut rigoler tout de suite?
    Il n’y a même pas besoin de jouer le rabat-joie « et l’énergie dans tout ça? ».
    Il aura fallu 2 ans pour corriger un « bug logiciel », sur la dernière évolution d’un monocouloir cloué au sol, et pourtant tout ce qu’il y a de plus classique.
    Et l’on voudrait nous faire croire que d’ici « quelques » années, on va régler le problème du vol électrique, certification comprise, du vol autonome, certification comprise, et tout ça dans des conditions urbaines? Sérieusement?
    Je passe sur l’encombrement… au doigt mouillé au moins 10 fois supérieur à la voiture.
    Bref, ca terminera avec un pilote à bord, en extra urbain, sur un site dédié (ça s’appelle un aérodrome non?). En bref, qu’est ce que ça amène vraiment par rapport aux hélicos, voire avions légers actuels? moins de bruit?

  • BOUR

    Bonjour
    Une mauvaise habitude est prise. Nos dirigeants de tous poils ont l’art de déplacer les maladies mais d’être incapable de les guérir. Cela va soulager la circulation terrestre en I.D.F pour certains privilégiés et frimeurs pour la reporter dans une circulation aérienne locale qui sera anarchique. Bravo pour la pagaille à venir + la casse !
    Et pourtant une solution propre efficace et simple existe. Le télétravail déplacé en province. Qualité de vie, économie locale renaissante de la France profonde qui se meurt et plus. Mais bon !
    Cordialement
    Michel BOUR

  • anemometrix

    C’est toujours le même refrain, dès que l’on ne suit pas la « vox veridi » on est taxé de climato-sceptique.
    Or, on peut être tout à fait témoin et conscient du réchauffement climatique sans adhérer aux paradigmes farfelus des « verts ».
    La France est un pays écologique que l’on peut prendre en référence pour peu que l’on ait vu Bombay, Delhi, Pékin, Mexico, etc, etc …
    Ceci étant, merci pour cet article sur l’intrusion des eVTOL dans notre ciel déjà surchargé.
    Je suis en attente des informations techniques concernant les cas de pannes.

    • Mikeul

      une opportunité exceptionnelle pour mobiliser la filière aéronautique ….OUI la filière aérona…
      utique ….
      ALLEMANDE car VOLOCOTER et le produit d AIRBUS équivalent sont tous deux conçus et produits in DEUTSCHLAND… Nous un brave petit gas du 93 branchera la prise électrique pour recharger la batterie…et les politiques feront leur comm dessus en attendant le premier pépin qui se terminera sur un toit et nos députés en urgence voteront une loi pour réglementer le survol devant l ’emoi général relayé par les chaînes d info et le SNPL qui demandera un moratoire car avec un pilote cela ne serait pas arrivé .Mme Guillouard  » grande spécialiste du transport aérien » et aussi ex championne de ski mènera les négociations avec le dit syndicat compte tenu de ses excellentes relations avec celui ci: la boucle est bouclée .

  • woodplane

    Mêmes les « aéromodèles » radiocommandés, sont maintenant inscrits sur le Registre des Immatriculation des aéronefs civils de la DGAC, tout comme n’importe quel aéronef, avec la série d’immatriculations chronologiques F-Dxxx (D pour Drône?).

  • bourgeois

    On vient tout doucement vers le tout automatique, …. le brigand O’Leary peut se réjouir, lui qui rêve de virer ces emmerdeurs de pilote des poste de pilotage…

  • PlasticPlane

    Ce sont ces trucs bourdonnants et autres drones industriels et commerciaux qui auront raison de notre petite aviation sous toutes ses formes, pas notre amie Greta et ses troupes verdâtres.

    • bourgeois

      Certes, les « écolos de salon », comme je les appelle, font n’importe quoi et surtout le plus grave agissent contre leur camp. Mais si on réfléchit sur le long terme, la petite Greta a parfaitement raison qu’on le veuille ou non, elle dit ce que disent les meilleurs spécialistes du climat, et contrairement à ce que dit un certain philosophe de pacotille, ce n’est pas une idéologie ce sont des faits incontournables. Les solutions ne sont pas que dans l’action d’un seul petit pays comme la France, mais sur l’ensemble des pays de cette planète… Que les climato septiques se rassurent: perrsonne ne s’entendra jamais, et vu les clowns qui dirigent le monde, on en a vu belle démo dans la « discussion » entre un président américain sortant et son challenger, on n’est pas sorti de l’auberge, rien ne sera fait.. et nos descendants seront ceux qui paieront la facture…

      • PlasticPlane

        Bonjour Bourgeois,
        Vous avez raison. Pas d’attaque « ad hominem » envers la petite Greta. Elle n’est vraisemblablement que la pauvre marionnette manipulée par une frange de la mouvance verte qui joue sur le côté sacré de l’enfance pour imposer ses vues (vues qui au demeurant ne sont pas contestables en bloc). Ces mêmes vues servent de prétextes à certains pour harceler une micro-partie visible du problème, bien plus facile à faire plier que le gros essentiel du monde social, cultu(r)el et industriel. Ca permet au moins d’afficher des succès qui, s’ils sont accessoires sur le fond, sont précieux en termes de communication et de satisfaction personnelle.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.